"A la veille de ses 50 ans, les congressistes ont relevé avec fierté que notre union est une grande école patriotique pour la jeunesse estudiantine de notre pays". C’est l’analyse qui ressort de la résolution finale du congrès et qui a été lue par le nouveau président de l’UGEB, Moumouni Derra, étudiant en DEA de physique appliquée, ci-devant président de l’ANEB. C’est pour cette raison que l’organisation a le devoir de renforcer ses capacités afin de continuer à assumer son rôle dans la défense des intérêts matériels et moraux des étudiants. Ainsi, le congrès a pris un certain nombre d’actes. Il s’agit des recommandations sur la formation syndicale des militants, la relance de l’organe d’information "L’étudiant burkinabè", la relance et l’animation régulière du site web. Le comité exécutif entrant et les différentes sections doivent aussi travailler à renforcer les capacités politiques, organisationnelles et financières de l’union ainsi que la mobilisation féminine. Il ne faut pas en effet exclure des luttes, selon l’analyse de l’UGEB qui constate "les répercussions de la crise structurelle du système capitaliste impérialiste mondial sur le Burkina Faso". Au niveau des universités publiques, le congrès a pris une motion de soutien à la lutte de l’ANEB/Koudougou. Une autre a été prise pour condamner les velléités d’augmentation du coût des prestations des oeuvres universitaires (repas, chambres, santé, transport, etc.). Au total, le congrès de l’UGEB appelle l’ensemble des étudiants des différentes sections, à se tenir prêts pour les luttes futures. Mais, l’union n’a pas manqué d’en appeler aussi à l’unité d’action entre étudiants et travailleurs de l’éducation et de la recherche. Ce serait la riposte pour dénoncer "l’application aveugle et sans état d’âme des Programmes d’ajustement structurels (PAS) dans le système éducatif" et pour la satisfaction des revendications légitimes des uns et des autres. Si l’UGEB veut se positionner pour des luttes afin de défendre les intérêts matériels et moraux des étudiants, elle n’oublie pas le peuple burkinabè. En effet, depuis le 9e congrès, l’Union a clairement défini sa place au sein des masses populaires. Dans cette logique, le 24e congrès a réaffirmé son soutien indéfectible aux luttes du peuple pour le pain et la liberté. Et à ce propos, la clôture du congrès a été marquée par la lecture de messages d’amitié de mouvements progressifs et de syndicats tels l’Organisation démocratique de la jeunesse (O.D.J), le MBDHP, Social Alert Burkina, l’AESO, le Syndicat national des avocats du Faso (SYNAF), la coordination des centrales syndicales, la CGTB.

Le nouveau comité exécutif de l’UGEB

Président : Moumouni Derra Secrétaire général : Juste Bonzi Trésorier général : Harouna Sallé Secrétaire à la presse : Alexis Tamini Secrétaire aux relations extérieures : Issa Sory Secrétaire adjoint aux relations extérieures : Alexis Tapsoba Secrétaire aux activités socioculturelles et sportives : Alban MoyidiniUgeb